Clan des Anstis - Raval

Demeure des Anstis, clan pirato-mercenaire sous la protection de Raval.
 
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 Brume Pourpre [Rp Ouvert]

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Perturabo

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MessageSujet: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Dim 4 Sep - 2:12

Les terres
désolées des Landes Sidimotiennes étaient
calmes, comme bien souvent en apparence. Pour y trouver de l'agitation,
il fallait s'aventurer au delà des impénétrables forêts d'Oliviolets, où
étaient situés les communautés barbares.

Le soleil,
perpétuellement dissimulé par des nuages menaçants en cette région,
éclairait difficilement ces terres maudites de ses rayons blafards. Tout
n'était que ruine, des arbres torturés s'accrochaient pathétiquement à
la vie ça et là, des squelettes poussiéreux et autres carcasses gisaient
sur les bords de la route délabrée et poussiéreuse.

Un fracas brisa bientôt le silence de mort qui régnait en ces lieux.

Une silhouette vivace et colorée, parcouraient la route à grande vitesse, il s'agissait d'Asunder, qui transportait Perturabo.

Le
guerrier galopait à dos de dragodinde depuis plus d'une heure
maintenant, fonçant droit vers son objectif. Son regard de braise fixait
l'horizon sombre et maladif des Landes, sa destination n'était plus
bien loin.

D'un brusque coup sur les rennes, le jeune disciple de
Iop dirigea sa monture hors de la route, vers une zone un peu plus
boisée qu'à l'accoutumée, ici. La monture soufflait bruyamment, le
rythme soutenu que Perturabo lui imposait la fatiguait.

Après
quelques centaines de mètres, le guerrier tira sur les rennes afin
qu'Asunder s'arrête. Cette dernière obéit immédiatement, trop heureuse
d'avoir l'occasion de se reposer un peu.

Perturabo sauta à terre,
attacha d'un prestement sa monture à un arbre, et lui caressa
brièvement le museau. Le jeune homme dégaina son imposante lame de son
fourreau dorsal.

Il regarda tristement son épée, symbole de son
passé sanglant, et de sa vaine vengeance. Il finit par soupirer, sachant
qu'aujourd'hui encore, la Carnassière se repaitrait du sang de ses
ennemis. Le guerrier appuya fortement sur l'épais manche de pierres
précieuses, et les effroyables dents de son armes jaillirent, suivant le
contour de l'épaisse lame.

En situation de combat, ces affreuses
dents tournaient à très grande vitesse en suivant toujours le périmètre
de la lame, elles tranchaient avec une facilité déconcertantes armures,
chairs et os.

Perturabo s'approcha d'un fourré, dont il écarta
soigneusement les branches, révélant un carré de terre visiblement
travaillée. Il balaya ce camouflage rudimentaire de quelques revers de
bottes, pour découvrir la trappe qui se trouvait encore en dessous.

Il
l'ouvrit d'une main. Une galerie sombre comme l'obsidienne avait été
creusé ici, des années auparavant. Perturabo s'engagea dans l'escalier
grossièrement taillé dans de la pierre simple, et s'enfonça dans les
profondeurs de la terre.

D'un pas rapide, le guerrier progressait
dans le souterrain faiblement éclairé par d'antiques torches. Un vaste
réseau de tunnels avaient été creusé par les barbares il y a bien
longtemps, pour faciliter les guérillas entre communauté, ou plus
simplement pour se cacher. Perturabo en connaissait la plupart, il s'y
était maintes fois engagé.

Il tourna plusieurs fois à gauche et à
droite, lorsque la galerie se rétrécissait légèrement, offrant au
guerrier plusieurs autres voies. Le jeune homme ne faisait aucun effort
de réflexion, il savait à la perfection quels tunnels emprunter pour
arriver là où il le désirait.

Après une bonne demi heure de
marche, Perturabo arriva face à une échelle confectionnée dans du chêne,
un bois solide, ce qui expliquait sa présence ici depuis des décennies.
Il grimpa sur quelques mètres, et déboucha dans une antichambre
nettement mieux réalisée que le couloir. La pierre qui constituaient les
murs étaient sombre et lisse, sans la moindre aspérité. Des flambeaux
illuminaient cette pièce morte. Perturabo le savait, cette salle était
en temps normal, le lieu où l'on torturait les prisonniers. La pose des
pierres avait été faite ici de telle sorte qu'aucun bruit -des cris en
l'occurrence- ne puissent être entendus au delà.

Perturabo ouvrit
la porte de l'antichambre, à peine eu-t-il posé un pied en dehors que
des dizaines de lames se brandirent vers lui.

"Ne bouges plus, chien ! Tu es fait !" retentit une voix.

Le
jeune guerrier releva la tête, ses yeux rouges perçaient l'obscurité du
couloir où il se trouvait, et afficha un sourire satisfait.

Tous
les hommes qui lui faisaient face retirèrent immédiatement leurs épées
et autres haches, le visage décomposé. L'un d'entre eux, un gradé,
balbutia quelques mots:


"Dé... Désolé
Maitre, les copains et moi on savait pas qu'c'était vous... Dans l'noir
j'avais pas vu votre arme j'vous le jure..."

Perturabo rit promptement, et balaya les excuses du barbare d'un geste de la main.

"Je viens juste voir Syphosis." déclara le jeune homme.

Les barbares acquiescèrent vivement d'un signe de tête, soulagés de ne pas avoir irrité leur général.

Perturabo
soupira, et poursuivit son chemin dans le couloir, et ouvrit violemment
une porte, quelques mètres plus loin. A l'intérieur de la pièce, un
barbare qui batifolait dans sa couche avec une jeune femme, se retourna
vivement vers Perturabo.

L'homme en question, en premier lieu
furieux d'avoir été dérangé, s'apprêtait à hurler tout un flot
d'injures, ce ne fut que lorsqu'il compris qui était en face de lui, que
ses yeux se firent rond, et que sa colère mourut.

Perturabo commença:
"Donc, l'heure et grave, et toi tu t'envoies en l'air ?"

Son
interlocuteur passablement gêné, se rhabilla en vitesse afin d'être
présentable, sa compagne elle, fixait Perturabo avec des yeux de tofu
apeuré,
elle avait caché son corps à l'aide d'une couverture.

Le jeune disciple d'Iop reprit: "Tu
as très sérieusement intérêt à avoir une bonne raison de m'avoir fait
venir, Syphosis, parce que si c'était pour entrevoir tes parties de
jambes en l'air alors que c'est le foutoir dans nos affaires, je te
tue."

Syphosis, dont le teint bronzé avait viré au rouge pivoine répondit:

"Ben merde alors... J'penserais que tu arriverais plus tard... Désolé, bon viens, allons parler."

Perturabo
sortit immédiatement précédé de Syphosis. Les deux hommes se dirigèrent
vers le bout du couloir, sachant tous les deux où ils devaient aller.
Syphosis était l'un des seuls barbares à avoir le privilège de tutoyer
Perturabo. La vérité était simplement qu'il était l'un des seuls à oser
de le tutoyer. Le guerrier n'avait que faire de toutes ces formules de
convenances, l'effet qu'il produisait ne serait-ce que dans la façon
qu'avaient les barbares de s'adresser à lui, lui plaisait cependant.

Syphosis
resta longtemps silencieux, toujours bien embarrassé. Il finit par
lever les battants d'une immense porte d'ébène massif, et de s'incliner
légèrement, invitant son maitre à entrer dans la salle des Ordres.

Perturabo
pénétra donc dans cette pièce chargée de souvenirs et d'honneurs. Les
trophées macabres gagnés par les barbares de la Horde Mortis y étaient
exposés: Des crânes ancestraux en passant par les étendards ennemis
maculés de sang, des armes brisés aux armures rouillées.

Un
frisson dû à la fierté parcourait toujours l'échine du guerrier
lorsqu'il s'attardait sur ces reliques. Syphosis se posa sur une chaise,
inspira profondément et commença:


"On a
de graves problèmes... Depuis qu'tu es parti, c'est le chaos dans la
Horde. Des ambitieux se battent pour savoir qui dirigera les autres.
Certain sont même d'avis qu't'es plus de ce monde..."

Perturabo
hocha la tête. C'était bien ce qu'il avait prévu, coupez la tête, le
corps s'emballe, tente de réagir désespérément, puis meurt.

Syphosis, sentant que son maitre l'invitait à poursuivre, continua:


"Jusque
là... On en a connu des crises, c'est pas la première, le vrai
problème, c'est que les Carmenites se sont tirés, et qu'ils se sont
proclamés ordre indépendant. Ils veulent ta tête."

Le
jeune guerrier cessa de respirer. Les Carmenites se rebellaient ? Si ces
informations étaient exactes, la situation étaient réellement grave.
Les Carmenites sont les membres du Carmenae, un ordre créé pour servir
le peuple d'origine de Perturabo. Ils vivaient toujours reclus, et
étaient réclamés par les Chefs Pillards lorsqu'il le fallait. C'était un
ordre de chercheurs guerriers, qui connaissaient des secrets que
l'humanité ignorait, leurs recherches étaient bien souvent axées vers la
puissance magique pure, qu'ils nommaient eux-mêmes le Wakfu. S'ils
étaient de puissants alliés, Perturabo ne s'était pas douté un instant
que leur soumission prendrait fin, et qu'ils deviendraient par
conséquent de dangereux ennemis.

Syphosis, ayant lu la stupeur dans le regard de son maitre, ajouta:

"La
foutue bonne nouvelle, c'est que je sais où ils vivent actuellement,
les éclaireurs ont fait leur rapport ce matin... Enfin ce qu'il restait
des éclaireurs... Alors je te propose d'y aller maintenant, on y va,
tous les deux, on infiltre, on leur refait une belle gueule, et on
revient."

La stratégie très peu élaborée de Syphosis était
en effet celle qui avait le plus de chances d'aboutir, et Perturabo le
savait. Déplacer des troupes signifiait se faire repérer, les Carmenites
étaient loin d'êtres stupides. Il fallait y aller, et frapper vite et
fort.

"J'espère que tu t'es fait plaisir,
et qu'il te reste des forces, cette jolie disciple de Sram était peut
être la dernière avec qui tu fricotais.
" Lâcha le guerrier.

Syphosis
déglutit, et hocha la tête. Les deux hommes sortirent, et se rendirent
dans le hall principal de la forteresse souterraine. L'endroit où ils se
trouvaient était un véritable bastion construit sous terre et au cœur
d'une montagne, cette merveille architecturale avait demandé des
dizaines d'années de travail acharné. Le hall principal se trouvait en
hauteur, dans le flanc d'une montagne, et non sous terre. Le passage
d'un milieu à l'autre se faisait par l'intermédiaire de vastes
corridors, et d'escaliers taillés.

Au coeur du hall, un trou
béant s'ouvrait dans la terre, et une flamme presque éthérée maintenait
au dessus de l'abîme, un masque sublime. Cet artefact était d'une valeur
inestimable, il permettait d'identifier les chefs barbares au milieux
des champs de bataille. Celui-ci avait été décerné à Perturabo, il en
était titulaire jusqu'à sa mort. Le masque en lui même, était une
véritable merveille d'artisanat, des traits fins, recouverts par
endroits d'une fine feuille d'or, et orné de glyphes antiques. Une lueur
rouge et malsaine brillait dans les orbites du masque.

Le guerrier déposa la relique sur son visage, tandis que Syphosis l'observa, l'oeil emplit de respect.

Les
deux hommes empruntèrent un nouveau souterrain, qui les amena à
l'extérieur, au beau milieu des landes, après quelques dizaines de
minutes.

L'air était brûlant et sec, le vent balayait la poussière, créant une sorte de brume d'ambre. Syphosis brisa le silence:

"C'est là-bas !" le
barbare pointa son doigt vers un creux au loin. En effet la topographie
était capricieuse dans les Landes, et on devinait, loin devant, que le
terrain descendait, créant ainsi une vallée, qui accueillerait
facilement une cachette, un laboratoire, une caserne, un bastion, à
flanc de colline.

Les deux hommes progressèrent rapidement, à
couvert le plus souvent possible, sachant qu'ils pouvaient être repérés à
chaque instant par des éclaireurs Carmenites ou un quelconque
dispositif magique. La distance paraissait ne pas diminuer tandis que
les guerriers couraient, sautaient, plongeaient à couvert. Le vent avait
redoublé en intensité, et il fouettait cruellement le visage de
Syphosis. Perturabo, lui, était protégé par son masque, l'expression
neutre de l'objet donnait au guerrier une allure de spectre, son
humanité n'était reconnaissable qu'à ses longs cheveux noirs qui
flottaient dans le vent, avant de reposer sur ses épaules.

Cachés
dans un bosquet, les deux hommes observèrent le bas de la vallée. Une
grande arche de pierre était effectivement visible à flanc de colline.
Quelque chose clochait. Les Carmenites vivaient reclus, dans des
endroits parfaitement introuvables, à condition de faire parti de
l'Ordre. C'était anormal qu'ils laissent la moindre trace. Cette
structure leur appartenait: la coupe sanglante, symbole de l'ordre
Carmenite était gravée au sommet de l'arche.

Perturabo se leva,
laissant Syphosis, et avança seul, à découvert, dans la vallée. Quelque
chose ne tournait pas rond... À moins que... À moins qu'ils souhaitaient
être retrouver !

À peine cette idée traversa l'esprit du
guerrier, qu'il perçut juste à temps un sifflement strident se
rapprocher derrière lui. Perturabo plongea sur le côté, et se retourna,
la Carnassière au poing.

Il vu Syphosis souriant, un arc dans une main, et une flèche dans l'autre.


"Enflure ! Espèce d'enflure ! Que fais-tu pauvre fou ?!"

L'interpellé partit d'un rire nerveux, qui retentit dans la vallée, en un effroyable échos:

"Tu
nous a abandonné, Drach'Nyen, fils de Corax, ton autorité ne signifie
plus rien pour nous, tu vas crever, comme le chien qu't'es !"

À ses mots, des silhouettes surgirent de nul part, formant un large cercle autour de Perturabo. Les Carmenites.

Ces
hommes qui n'en étaient plus, n'affichaient nullement la faiblesse de
la chair, comme ils disaient. La totalité de leur corps était dissimulé
derrière d'épaisses toges de tissus, striées de symboles d'un rouge
sang. Au niveau de la tête, il s'agissait d'une large capuche blanche,
plongeant leur mystérieux visages dans une obscurité parfaite.

Les
Carmenites approchèrent lentement, mais inexorablement. Perturabo
savait que ces choses ne connaissaient pas la peur. Le guerrier savait
qu'il devait réagir très vite. La solution lui apparu soudain clair
comme de l'eau de roche. La poussière.

Perturabo entonna
rapidement une Épée Céleste, une énergie d'un ton verdâtre courut le
long de son bras, et des éclairs de puissance pure frappèrent violemment
le sol. Immédiatement, un épais nuage de poussière s'éleva, créant une
brume pratiquement opaque.

Perturabo avait l'avantage,
désormais. Lui savait se battre privée de sa vision, mais ça n'était
peut être pas le cas de ses adversaires.


Le guerrier avait à
peu près noté la position des Carmenites, il entreprit sa moisson. Il
abattit son immense lame dans un grognement, le rugissement métallique
causé par les dents de la Carnassière, laissa très vite place à un son
étouffé et liquide, la brume se teinta de rouge, là où les deux moitiés
d'un Carmenites tombaient au sol.

Une seconde plus tard, des
crépitements d'énergie se firent entendre de toutes parts. Des lames
d'une énergies rougeoyantes traversèrent la brume, tentant à l'aveugle
d'atteindre leur cible. L'une d'entre elles percuta Perturabo à
l'épaule, mais se dissipa avant d'atteindre la chair, laissant tout de
même une ouverture dans ses plaques de protection.

Le guerrier
courait, esquivait comme il le pouvait, et tomba nez à nez avec un
Carmenite. Perturabo fut le plus rapide, il saisit l'homme à la gorge et
serra fortement ses doigts. La gorge de son adversaire émit un
craquement sinistre lorsque la main du guerrier passa au travers.

Les
Carmenites étaient bien souvent disciples de Fécas ou d'Eniripsa, les
sorts élémentaires n'étaient donc pas d'une grande aide.

Perturabo abattit son arme dans un mouvement vertical, traversant la tête d'un nouveau Carmenite comme s'il s'agissait de gelée.

Courant
toujours, un crépitement se fit entendre, et le sol s'illumina presque
immédiatement d'une lueur verdâtre. Dans la seconde qui suivait,
Perturabo se retrouva dans l'incapacité de bouger.

Le guerrier
pesta, un glyphe d'immobilisation. Quelque chose le frappa violemment au
comprenant qu'il s'agissait d'un sort Bulle, étant donné, l'eau qui
ruisselait sur son armure. Le choc avait enfoncé une des plaques, qui
grinçait de manière inquiétante.

"Utilises-moi."

Une voix inhumaine et gutturale, résonna dans sa tête.

"Tu as le pouvoir, utilises-moi."

Le Sorium s'en mêlait. L'affreux démon voulait profiter de la situation, il serait déçu car Perturabo ne comptait pas céder.

Le
guerrier courut alors que la brume commençait déjà à se dissiper.
Repérant un nouveau Carmenite aux incantations traduisant un mot
stimulant, d'après les quelques syllabes qui étaient parvenues jusqu'à
ses oreilles, Perturabo ne donna pas l'occasion à la chose de terminer
son œuvre, la Carnassière le traversa, déchirant violemment son thorax.
La chose émit un râle inhumain avant de tomber au sol, dans une marre de
sang bouillonnant.

Perturabo, prit de frénésie, démembra deux Carmenites de plus. Il sentit une vibration derrière lui.
Le guerrier se retourna vivement, tentant de placer son immense épée en travers du coup qu'il allait recevoir.

Le coup aurait pu être paré, si un Carmenite n'avait pas lancé un mot drainant à cet instant.

Perturabo
fut coupé dans son élan, laissant par conséquent une faille immense
dans sa garde. Il eu juste le temps d'entendre le Carmenite hurler de
douleur, à cause de l'énergie malsaine qu'il avait dû lui aspirer, par
le biais de son sort.

Une lourde lame traversa ses plaques
d'armure, et mordit son torse. Le jeune disciple d'Iop grogna de
douleur, tandis qu'il sentait un liquide chaud se déverser là où l'arme
d'un de ses adversaires avait frappé.

Perturabo tomba à genoux, et leva les yeux. Il vit Syphosis retirer sa hache, souriant comme un véritable démon.

La douleur s'estompait déjà, et le sang se mit à coaguler étrangement rapidement. Le Sorium faisait son œuvre.

Perturabo
se releva en hurlant, il agrippa un Carmenite sur le point de lui
porter un coup, le fit basculer en avant, et lui écrasa cruellement le
visage d'un puissant coup de botte. l'Homme hurla de douleur, tâtant la
bouillie qu'était devenue son faciès.

Syphosis voulu profiter de
la faille, il abattit sa lourde hache en avant. Perturabo mit la
Carnassière en travers, les dents de sa lame mordirent dans celle de
Syphosis, arrachant de larges tranches de métal. Syphosis ouvrit des
yeux ronds, tandis que le jeune Iop basculait son épée vers le bas,
fauchant l'une des jambes du barbare.

Syphosis s'écrasa
lourdement sur le sol, dégageant un léger nuage de poussière. L'homme
hurlait, constatant le flot sanguin qui s'échappait au niveau de son
genoux. La partie du dessous était manquante.

Perturabo ôta son masque, et l'attacha à sa ceinture. Il se pencha, et lui cracha un épais filet de sang au visage.

"Immonde traître." Siffla-t-il.

Perturabo
appuya brusquement ses doigts dans les orbites de son ancien ami, et
écouta hurler de douleur cet homme qui avait été un véritable frère pour
lui. Perturabo lui écrasa la trachée, mettant fin au supplice de
l'homme.

Le guerrier était véritablement affligé par ce qui
venait de se passer. Comment, lui, Syphosis avait-il bien pu le trahir ?
Quelles horreurs les Carmenites lui avaient-ils promis ?

Plongé dans ses réflexions, Perturabo n'entendit pas le Carmenite qui s'approchait à pas de Mulou.
La chose plante profondément une dague dans le cou du guerrier.

Perturabo
hurla littéralement de douleur, tandis que le Carmenite s'éteignait,
son dernier acte impie commis avant que la mort ne le prenne.

Perturabo
tomba une nouvelle fois au sol, extrayant avec difficulté la chose qui
était plantée dans son cou. Il y parvint, et identifia l'objet comme
étant une dague, mais différente des dagues courantes. Celle-ci brillait
d'une lueur violacée.

Perturabo ne retrouva d'abord pas les
ressources nécessaires pour se relever, littéralement terrassé par la
douleur. Il sentit finalement l'afflux malsain d'énergie du Sorium
parcourir ses veines, lui offrant une nouvelle vigueur. Perturabo se
releva avec difficulté, et se dirigea lentement, douloureusement vers
l'arche Carmenite. Une fois devant, il souffla:

"Iop... Prêtes moi la puissance de ta Colère Divine..."

Perturabo
frappa en hurlant l'arche, tandis que des éclairs d'énergie suivirent
son mouvement, fissurant dangereusement la colline. Un bruit
d'éboulement se fit entendre, et cette dernière s'effondra bientôt.


Perturabo
marcha, en grognant de douleur. Après avoir parcouru quelques mètres,
se félicitant d'avoir anéanti les Carmenites, sa vue se brouilla, et ses
pensées moururent.

Perturabo tomba, et ne se releva pas.


Dernière édition par Perturabo le Dim 4 Sep - 11:24, édité 1 fois
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Eirwen

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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Dim 4 Sep - 4:39

Au même moment, quelques kilomètres au nord, dans les Terres Désacrées.




Une petite masse voûtée cheminait à travers divers débris organiques, piétinant un sol poussiéreux. Les yeux fixés au sol, Eirwen pestait.




-Conneries, c'est bien la dernière fois que je demande mon chemin à un disciple de Sram. Il n'y a pas l'ombre d'une pousse d'Edelweiss dans cette terre chaotique..



Elle se redressa, les mains agrippées aux larges lanières de son sac à dos, et fixa le ciel. Un ciel envahit par d'épais nuages noirâtres, ne laissant qu'à peine transparaître quelques faibles rayons de soleil.




-Je suis paumée, à la recherche de végétations, dans le lieu le plus mort qui soit. Et pour couronner le tout, j'vois rien. Nuages à la con. Feca doit être en train de se marrer en me regardant.




Découragée elle se laissa tomber à terre. Les ouginaks des alentours ne lui prêtèrent pas la moindre attention, bien trop occupés à courir après les scorbutes. Ses yeux se fermaient lorsqu'une violente secousse fit vibrer le sol. Eirwen aussitôt sur ses pieds guettait l'horizon, la main posée sur son bâton.




-C'était quoi ça... L'Ougah s'est mis à faire des galipettes ou bien .. Non, j'ai vu des éclairs..




Plus un bruit, un véritable silence de mort. La disciple de Feca sentait son cœur battre la chamade et chercha à contrôler sa respiration afin de ne pas s'hyperventiler dans cette atmosphère étouffante. Elle sentit la sueur perler sur son front et l'essuya de l'index en soupirant. Elle allait reprendre sa route lorsqu'elle vit une silhouette s'avançait vers elle à vive l'allure. Les pattes de l'animal ne semblaient pas toucher le sol tant sa course était effrénée. Elle ne s'arrêta qu'à un mètre d'Eirwen, essoufflée comme un Minotot. La fécatte posa sa main sur le museau de la monture.




-Asunder … Là, tout doux ma belle.




Son corps luisait par la transpiration et ses grands yeux s'agitaient en tout sens, comme affolés. Elle saisit la manche d'Eirwen dans sa gueule, lui indiquant la marche à suivre.




-Hey stupide dinde lâche ça veux-tu ! On voit bien que ton maître est disciple de Iop et qu'il...




Eirwen n'eut pas le temps d'achever sa phrase qu'Asunder passa derrière elle et d'un coup de tête puissant, la fit basculer sur son dos. Résignée, la fécatte empoigna les rennes de l'animal qui déjà semblait remise de sa fatigue.



Les larmes montaient aux yeux d'Eirwen, fouettée par le vent. Perdant toute notion du temps, elle se laissait porter, espérant arriver en un seul morceau en cette destination inconnue. Une pensée vint la tirailler : « Et si Perturabo avait des ennuis? »




Elle mit pieds à terre au milieu de cadavres encore fumants. Des visages figés en rictus de douleur jonchaient le sol à perte de vue. La vallée où se trouvait Eirwen semblait baigner dans la mort. Des restes d'édifices en pierre sombre étaient parcourus par un flux d'énergie puissant.




-Il n'y a pas si longtemps, ces murs devaient être debout. Hum, ça sent la colère de Iop ..




Eirwen continuait d'avancer dans ce sinistre paysage toujours suivie d'Asunder. Quelques mètres plus loin elle s'arrêta net.



-Non .. Perturabo ..




Elle tomba à genoux devant le disciple de Iop. Une plaie au cou qui pourtant semblait en voie de cicatrisation, continuait de suinter d'un liquide violacé. Un faible souffle soulevait sa poitrine, ses yeux restaient clos.

Eirwen tout en délicatesse, écarta les longues mèches noires trempées de sang qui étaient restées collées à la plaie. Elle sortir de son sac une fiole au contenu doré et en déversa quelques gouttes sur la plaie. Elle ne cessait pas une seconde de murmurer au iop, espérant de tout cœur entendre une réponse.




-Oui, ça va aller, idiot de iop tu faisais quoi ici hein, toujours le chic pour t'attirer toutes les horreurs du monde.. Tu vas guérir, oui oui je te le promets, ça va aller.. Regarde toi, tu es tout tâché, c'est à toi ce sang ? Je suis bien persuadée que non, quel beau massacre .. Tu devrais demander une prime de risques à ton Dieu..




Avec l'aide d'Eirwen, Asunder prit Perturabo sur son dos. La fécatte marchait à côté, ne quittant pas des yeux le visage contracté du iop.




-Le renfoncement dans la colline, là devant Asunder, nous allons nous y arrêter...




La nuit était tombée, le corps de Perturabo était étendu contre la monture. Les gouttes dorées pénétraient avec difficultés la peau attaquée par le poison. Eirwen priait, priait pour la première fois un Dieu quelconque, demandant simplement une aide. Les larmes ruisselaient sur son visage. Elle frappa le sol de sa petite main, frustrée par son impuissance.




-Bordel, qu'il se réveille ...
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Perturabo

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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Dim 4 Sep - 15:48

Alors que la vue de Perturabo se résumait à un linceul d'un blanc immaculé et parfaitement opaque, son esprit était plongé dans un véritable chaos.

Un affreux mélange de voix qui lui étaient familières raisonnaient dans sa tête.
Il lui était impossible de leur associer un visage. Il crut néanmoins reconnaitre celle d'Eirwen, un instant, mais l'impression s'évanouit aussi rapidement qu'elle était apparue.



Soudain, toutes les voix se turent, dans un ultime hurlement déchirant. Un lourd silence mortuaire s'en suivit.

Perturabo n'avait aucunement conscience de son corps, il ne savait pas quel mal rongeait ce dernier, il n'avait pas non plus conscience qu'Eirwen, au dessus de lui, s'appliquait à le soigner.

Ses longs cheveux étaient plaqués à son front humide, la fièvre le faisait transpirer. Ses muscles se gonflaient et se rétractaient, suivant sa respiration.


Deux voix retentirent soudain. Leurs dires étaient distinct, et lorsque Perturabo reconnu l'une d'entre elles, qu'il ne connaissait que trop bien, son corps fut parcouru d'un frisson inconscient.

"Le glas sonne, mon ami, c'est la fin... Rejoins-moi, vite, cesse de lutter car tu n'en as plus la force..."

Cette voix gutturale, inhumaine... C'était celle du Sorium. Le voile blanc se déchira, et le jeune guerrier se vit dans un univers qui lui était parfaitement inconnu. D'immenses colonnes blanches perçaient les cieux et s'étalaient à perte de vue. Le ciel justement, paraissait être en perpétuel mouvement, d'un bleu saphir, strié de blanc.


Au centre du lieu -on eu dit un sanctuaire-, se tenaient deux silhouettes sombres.

Perturabo ferma immédiatement les yeux. Il savait qu'être confronté à l'horreur pure, visuellement du moins, c'était proclamer la destruction de la raison humaine, l'effondrement de tous les principes.

Les deux choses s'approchèrent du guerrier démuni, et l'une d'entre elle approcha une main décharnée, et grouillante de vermine.

"Inutile de résister tu le sais... Prends ma main..."

Perturabo se retourna vivement, tournant le dos aux entités en face de lui, fermant toujours les yeux.

"Calmes toi Soriarean, tu vois bien qu'il n'est pas encore temps..."

Le Sorium partit d'un rire étranglé. Perturabo aurait juré qu'il vomissait.

"Ydrylhcath, je veux récupérer mon dû ! Et tout de suite, il viendra avec nous dans la faille, et il sera mon champion, tu as déjà le tien, ordure, alors ne me prive pas de ma chance."

La chose nommée Ydrylhcath prit un moment avant de répondre. Le souffle rauque du Sorium griffait cruellement la peau du guerrier recroquevillé sur lui même.

"Mon frère, ne vois-tu pas ce qui se passe dans l'existence misérable de ton élu ? Regardes attentivement."



Le Sorium hurla quelques mots dans un dialecte parfaitement inintelligible.


"L'humaine ?"

L'autre chose siffla, comme pour acquiescer.

"Offres une nouvelle déception à ton élu, tues-là, mieux encore ! Fais en sorte que ton élu la tue ! Il sera désespéré oh oui... Tellement désespéré... Il n'en sera que meilleur, que plus délicieux... Apprends à long terme, Soriarean."

Perturabo hurla: "Foutez-lui la paix, elle n'y est pour rien ! Prenez-moi, ici et maintenant, et, par pitié, laissez-la..."

Perturabo ouvrit les yeux, résigné. Mais avant qu'il n'ai pu sombrer dans la folie, écourtant ainsi les projets de ces sombres engeances, il fut ramené à la réalité, avec pour seuls bruits, ses propres cris de désespoirs, et les rires inhumains des créatures.


Perturabo émergea d'un seul coup, se relevant vivement. Il haletait, le souffle court.


Il était trempé de sueur et mit un bon moment avant de comprendre où il pouvait être. En tournant la tête, une douleur cinglante lui engourdit la nuque. Il étouffa un cri de douleur, se contentant de grogner.

C'est alors qu'il se rendit compte qu'Eirwen était là, juste à côté. Malgré la douleur, Perturabo ne pu s'empêcher d'ouvrir des yeux ronds et de murmurer:

"Mais... Que fais-tu ici ?"

L'incompréhension était totale. Il trouva, en plongeant son regard dans celui de la belle disciple de Feca, un réconfort éphémère, qui disparut presque aussi tôt, remplacé par de la terreur et de la culpabilité, quant à ce que les démons avaient décidé.
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Dim 4 Sep - 18:14

« Mais... Que fais-tu ici ? »




La question pourtant à peine murmurée fit l'effet d'une bombe de Roublard reçue de plein fouet. Eirwen qui arborait maintenant un sourire rayonnant, essuya ses larmes d'un revers de manche. Perturabo ouvrait de grands yeux étonnés et la fécatte ne put réprimer un petit rire.

-Idiot de iop, tu verrais ta tête... J'ai eu si peur. Je vais te tenir attaché à des chaînes.. Oui de grosses chaînes d'ouginak.. Je pensais tellement que..

Elle ne termina pas sa phrase, prise d'un nouveau sanglot. Lui saisissant, les mains elle reprit sans même lui laisser le temps d'ouvrir la bouche, ses grands yeux humides plongés dans les siens.

-Tu vas attraper froid, tu es trempé de sueur due à ta fièvre. Ce que je fais ici ? Non, toi qu'est-ce que tu fais ici ! Car si tu n'étais pas, là moi non plus je n'y serais pas !

Ses paroles étaient accompagnées de gestes rapides. Elle lui avait négligemment jeté une cape hivernale bleutée sus les épaules. Elle plongea la main dans son sac qui semblait sans fond pour en ressortir diverses feuilles et brindilles.

-Je vais te concocter une potion Torboyo, et ne râle pas ! Tu devrais aller bien mieux. Et garde cette cape sur tes épaules !




La nuit dans les Landes de Sidimote semble bien plus noire que dans n'importe quelle autre région. Eirwen maintenait en vie un faible feu grâce à ses attaques naturelles. Le bois d'oliviolet craquait dans les flammes, dégageant une fumée rosâtre. La potion terminée, Eirwen se retourna vers le disciple de iop qui n'avait cessé de la regarder. Il semblait terrifié.

-Hey, Pertu..

Sa voix était hésitante. Elle le secoua doucement par les épaules et posa la potion à ses côtés.

-Parle moi, pourquoi tu ne me dis jamais rien .. Je ne suis pas une petite fille, je veux savoir..




Elle serrait les dents, ne voulant pas se remettre à pleurer devant lui. Le vent s'engouffra dans le renfoncement de colline, éteignant les quelques flammes qui crépitaient avec peine. Face à face, éclairés par une lune teintée de rouge, Eirwen regardait son ami avec inquiétude.




« Mais pourquoi ce regard si sombre ... »
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Dim 4 Sep - 19:57

Perturabo frissonnait dans la nuit noire. Il avait vu des larmes rouler sur les joues d'Eirwen, il avait lu l'inquiétude dans son regard.

Cela signifiait qu'elle ne le détestait pas tant que ça finalement.

Le guerrier souriait faiblement pendant qu'Eirwen s'occupait de lui.

Un bon nombre de questions se chamboulaient dans sa tête, sans qu'il ne réussisse cependant à en formuler une seule.

Elle avait déposé une cape sur lui afin qu'il ne prenne pas froid. Cependant, son torse était douloureux, il bougea, et ôta avec difficulté son plastron. En effet, l'une des plaques qui composait l'armure avait été violemment arrachée, et était rentrée dans sa peau, au niveau du thorax.

"Et merde..." jura-t-il. Perturabo était incapable d'estimer à quelle profondeur le morceau de métal avait pénétré dans son corps. Ne sachant si la jeune disciple de Feca avait entendu, il replaça soigneusement la cape sur son torse.

"Je vais te concocter une potion Torboyo, et ne râle pas ! Tu devrais aller bien mieux. Et garde cette cape sur tes épaules !"

Il se contenta de hocher la tête.

Elle déposa la potion à ses côtés au bout de quelques instants. La nuit était d'un noir complet. Seule une sanglante lune rouge déchirait le linceul d'obscurité, sans être rassurante pour autant.

"Hey, Pertu..."

Il releva la tête vers elle.

"Parle moi, pourquoi tu ne me dis jamais rien .. Je ne suis pas une petite fille, je veux savoir.."

Perturabo secoua la tête en soupirant. Il repensait aux larmes qui avaient coulé sur les joues d'Eirwen, véritables pierres précieuses dans une nuit d'encre. Il inspira, et se mit à parler:

"J'étais en affaires, et ça a mal tourné, c'est courant ici tu sais, les gens frappent plus qu'ils ne réfléchissent."

Le jeune guerrier se mit à sourire avec difficulté, et bu une gorgée de la potion.

Il afficha un rictus de dégout: le goût était loin d'être plaisant.

Perturabo observa encore Eirwen, il ne la perdrait pas. La question ne se posait même pas.
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Lun 5 Sep - 0:03

«J'étais en affaires, et ça a mal tourné, c'est courant ici tu sais, les gens frappent plus qu'ils ne réfléchissent.»


Loin d'être satisfaite de cette réponse aux contours des plus flous, Eirwen hocha tout de même machinalement la tête.

« Il a bu la potion, c'est déjà ça. J'attendrai qu'il se remette de ses émotions avant de le soumettre à un interrogatoire approfondi, il ne perd rien pour attendre ! »




-Et ces.. affaires, elles sont terminées ? Non pas que ce lieu désertique à l'ambiance sinistre ne me convienne pas hein, mais j'aimerai bien partir si tu peux marcher !

S'étant relevée, elle lui tendait la main lorsqu'elle vit une tâche d'un rouge sombre sur la cape, au niveau de son thorax.

-Pertu, tu es blessé... ? Pourquoi tu ne m'as rien dit ! Montre moi !

Les sourcils froncés, elle parlait d'une voix sèche.

-Je suis bonne à quoi moi ? À m’inquiéter en permanence pendant que monsieur joue les héros me cachant les moindres détails ! Tu es irresponsable !




Un silence gêné s'était installé. Eirwen regardait le bout de ses bottines couvertes de terre, évitant soigneusement de croiser le regard de Perturabo. Puis elle s'agenouilla devant lui et sans crier gare, passa ses bras autour de son cou, posant la tête sur son épaule.

-Pardon Pertu, je suis fatiguée, inquiète, et c'est si dur de garder un œil sur toi.. Je ne voulais pas te crier dessus, alors cesse donc de faire cette tête..

Souriante, elle lui glissa un shigekax parfumé à la fraise dans la bouche.

-Pour faire passer le goût de la potion.. Allez, examinons cette blessure !
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Lun 5 Sep - 20:46

Alors que Perturabo s'apprêtait à répondre à la première question d'Eirwen, le guerrier vit les yeux de la jeune fille descendre au niveau de son torse.

Il était découvert.

Eirwen sortit de ses gonds, et un flot de réprimandes s'abattit sur lui.

Perturabo allait le moins souvent possible soigner ses blessures, il aimait au contraire que ces dernières le fasse souffrir afin de lui rappeler ses erreurs. Distraction, garde relâchée, il s'agissait d'erreurs graves, et il se maudissait de les avoir commises.


Pourquoi Eirwen s'inquiétait-elle tant à son sujet ? Était-il possible que malgré tout...

Perturabo chassa rapidement la question de son esprit, et se contenta de soupirer et de lâcher un bref:


"Oui Eirwen, je le suis."



Un profond silence s'installa, et il fit mine d'inspecter sa plaie. De toutes autres préoccupations envahissaient ses pensées.

Soudain, la jeune femme s'agenouilla face à lui, et le serra contre elle, les bras autour du coup, la tête sur son épaule.

Frappé de stupeur, la respiration du guerrier se bloqua. l'air stagna dans ses poumons quelques interminables secondes, avant de sortir.

"Pardon Pertu, je suis fatiguée, inquiète, et c'est
si dur de garder un œil sur toi.. Je ne voulais pas te crier dessus,
alors cesse donc de faire cette tête..
"

À cet instant, il aurait voulu hurler. Lui dire qu'elle devait à tout prix rester loin de lui, s'enfuir même; ne plus jamais revenir, qu'elle était dans la ligne de mire de ces saloperies d'émissaires du Destin, qu'il y avait de bonnes chances pour que l'avenir soit sombre.

Mais devant un tel acte de tendresse, il en fut incapable. Il eu chaud, très chaud, et pour la première fois depuis bien longtemps, il se rappela le bonheur que l'on pouvait ressentir, lorsqu'on était cher au cœur de quelqu'un.


Elle plaça une sucrerie dans sa bouche, qu'il mâcha un bon moment.

Alors qu'elle se penchait déjà pour observer sa blessure, Perturabo la regarda et lui dit:


"Pas besoin de s'y attarder, c'est pas grand chose, c'est l'armure qui a encaissé."

Après quelques secondes, le guerrier ajouta:

"Eirwen, c'est dangereux par ici... Tu devrais rentrer. Je vais me débrouiller, trouver un coin où dormir, un fossé, un buisson, qu'importe, et je passerais te voir demain, afin de te remercier un peu mieux que ça..."

Il plongea son regard ardent dans le sien, il aurait voulu que cet instant ne cesse jamais.
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Lun 5 Sep - 23:04

"Pas besoin de s'y attarder, c'est pas grand chose, c'est l'armure qui a encaissé."




Eirwen voulut protester contre cette réplique digne d'un iop, mais elle se retint. Après quelques secondes, le guerrier ajouta :


"Eirwen, c'est dangereux par ici... Tu devrais rentrer. Je vais me débrouiller, trouver un coin où dormir, un fossé, un buisson, qu'importe, et je passerais te voir demain, afin de te remercier un peu mieux que ça..."


Elle avait senti son cœur se serrer violemment dans sa poitrine. L'idée de séparation lui déplaisait au plus haut point.

-Quoi !? Non pas question je suis venue te chercher ! Je ne veux pas partir sans toi, non mais tu me prends pour une petite greu-vette faiblichonne ou quoi !



Il n'était pas question de le laisser là, le connaissant, si elle repartait sans lui il ne mettrait pas plus d'une heure à se trouver de nouveaux ennuis à rameuter. Sentant qu'il allait trouver une nouvelle réponse idiote à rappliquer, Eirwen bredouilla quelques excuses:

-De toute façon, nous n'avons qu'une monture pour deux ! Je n'ai pas de potion, rien. Tu ne vas tout de même pas me laisser faire tout ce chemin à pieds, seule, dans la nuit noire, avec toutes ces bêtes qui rodent... Puis ce n'est pas comme si la ville était à quelques pas ! Et vu que je ne veux pas que tu me laisses Asunder ..

Tout en parlant, la jolie fécatte lui lançait des regards larmoyant.

-Moi aussi je veux dormir comme une guerrière !



Satisfaite, elle se mit en quête de buissons.


« Des buissons ici... déjà que j'ai pas réussi à me trouver une malheureuse plante.. ils dorment où les crocs glands … peut-être qu'ils cachent des nids douillets.. Je sens que la nuit va être longue. »




-Tu vas voir nous serons très bien ! Et demain matin, quand tu seras en forme, nous repartirons !




Elle lui souriait du mieux qu'elle pouvait, frissonnant dans une nuit qui devenait glaciale.
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Mer 7 Sep - 21:56

Manifestement, Eirwen ne rentrerait pas comme ça. Perturabo avait plutôt intérêt à trouver de bonnes raisons s'il souhaitait qu'elle rentre.

D'une part, dormir à même le sol était passablement dangereux à cause des rejets de ces terres désolées. Le jeune guerrier connaissait les propriétés des roches Sidimotiennes.



D'autre part ils risquaient d'être à la merci des Crocs glands, et autres Ouginaks en manque de chair fraîche.


-De toute façon, nous n'avons qu'une monture pour
deux ! Je n'ai pas de potion, rien. Tu ne vas tout de même pas me
laisser faire tout ce chemin à pieds, seule, dans la nuit noire, avec
toutes ces bêtes qui rodent... Puis ce n'est pas comme si la ville était
à quelques pas ! Et vu que je ne veux pas que tu me laisses Asunder ..



Tout cela était parfaitement vrai et recevable.

Résigné, Perturabo se contenta de lâcher un grave soupir.



-Moi aussi je veux dormir comme une guerrière !


Il fit simplement un geste de la main pour l'inviter à chercher un coin où dormir, il y avait un moyen de passer une nuit paisible en tenant toutes ces bestioles éloignées.


Perturabo poussa progressivement sur ses jambes, et parvint à se relever. Il chancela, et manqua de se retrouver dans la position où il était quelques secondes plus tôt. En s'appuyant contre la paroi de roche sèche et irrégulière, il progressa, longeant la colline, sur quelques dizaines de mètres.

Il observa un peu les alentours. Ils étaient à flanc de colline, au cœur de la vallée. La végétation se faisait plus rare ici qu'ailleurs, elle avait laissé place aux pitons de roche incandescente.

Le jeune disciple de Iop vit une sorte de renflement dans la paroi, à peine plus loin de la position où il se trouvait. Il boita jusqu'à lui, et força. Une bonne partie de l'aspérité se brisa et tomba, en morceaux morts et poussiéreux.

Exposées à la force du vent, chaud le jour, glacial la nuit, les collines des landes s'effritaient généralement rapidement à leur état naturel, ce qui avait permis autrefois la construction d'habitats, et, plus loin vers la Citée Sombre, les entrées des grandes mines Brâkmariennes.


De même, lorsque les parois rocheuses présentaient des renflements ou autres types d'aspérités significatifs, cela signifiait souvent que du "vide" s'y trouvait derrière, il s'agissait de cavernes naturelles.


Celle que Perturabo avait découverte, était suffisamment spacieuse pour y accueillir le Meulou en personne accompagné de sa meute. Autant dire qu'il y avait de la place.

Perturabo se tourna, et interpella Eirwen:



"Hep ! Par ici, j'ai trouvé. Laisses donc tes buissons desséchés ! Il me faudra un peu d'aide pour finir de dégager l'entrée."


L'entrée était étroite, la jeune disciple de Feca y passerait aisément, le guerrier n'avait aucun doute là dessus. Lui, par contre, c'était une autre histoire. Il tapa faiblement sur la roche afin d'agrandir légèrement le passage, juste assez, pour qu'il puisse y passer, juste assez, pour que les créatures de la nuit les laissent en paix.
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Mer 7 Sep - 23:42

-Oui miracle, un buisson !



Eirwen était à quatre pattes dans les landes, tâtant à l'aveuglette le sol à la recherche d'un support adéquat à la fonction de « lit ». Elle se releva triomphante, tenant dans ses mains une malheureuse touffe d'arbustes morts.



-Hep ! Par ici, j'ai trouvé. Laisses donc tes buissons desséchés ! Il me faudra un peu d'aide pour finir de dégager l'entrée.



« Mais et mon buisson !? »




Elle le laissa tomber en haussant les épaules, légèrement frustrée que sa glorieuse découverte ne soit finalement pas la solution retenue. Le rejoignant, elle oublia très vite sa déception.




-Oh chouette ! Ça c'est du lit de guerrier, ne trouves-tu pas que l'on ressemble à deux héroïques personnages d'histoires ? Perdus dans des terres hostiles, obligés de creuser dans la roche pour survivre, moi je trouve ça excitant !




Naive et motivée, la blondinette se faufila à l'intérieur en quelques torsions agiles. Puis se retourna vers le disciple de Iop, qui de toute évidence n'avait ni la même corpulence, ni le même maniement de la contorsion. Elle le regardait l’œil amusé et finit par lâcher d'un air très solennel :




-Hum, tu sais Pertu, tu me fais penser à un bwak handicapé n'arrivant pas à s'extraire de sa coquille.




Elle rit doucement et aida le iop à dégager l'entrée, sans pour autant la rendre accessible à la faune si peu amicale des environs.




-Moi je dis qu'on va être très bien ici !
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Sam 10 Sep - 0:30

"-Oh chouette ! Ça c'est du lit de guerrier, ne
trouves-tu pas que l'on ressemble à deux héroïques personnages
d'histoires ? Perdus dans des terres hostiles, obligés de creuser dans
la roche pour survivre, moi je trouve ça excitant !"


Perturabo sourit à la remarque de la jeune fille. Ce qui, pour Eirwen les rendaient héroïques, c'était ce qu'il avait fait durant des années. Dormir dehors, dans la nuit glaciale, marcher en cohorte le jour, sous un soleil de plomb, se battre férocement contre des hommes et des créatures, saigner, rire, enterrer ses morts, souffrir, mourir. Voilà, ce qu'était un héros.

Eirwen le dépassa, et entra dans la caverne. Le guerrier s'empourpra lorsqu'il se rendit compte qu'elle l'observait. En effet, il n'avait pas l'air malin, à boiter piteusement, en arrachant de minables plaques de pierres de sa seule main libre, l'autre occupée à le maintenir debout.

Il bafouilla:


"Et... Et ben ?"

Hum, tu sais Pertu, tu me fais penser à un bwak handicapé n'arrivant pas à s'extraire de sa coquille.

Il entendit la jeune femme rire, et il ne put s'empêcher de sourire. C'est vrai que la situation était comique.

Ils élargirent suffisamment l'entrée, jusqu'à ce que Perturabo soit en mesure de passer.



-Moi je dis qu'on va être très bien ici !

Il répondit en souriant:

"Si madame veut bien se donner la peine de s'installer... Le propriétaire du refuge Sidimotien digne de la taverne de Sufokia, espère que vous y passerez un agréable moment"

Il ne put s'empêcher de rire légèrement. Le guerrier se laissa tomber dans un soupir. Le sol était principalement composé de terre légèrement humide, ce qui créait une atmosphère fraîche et agréable. L'air était naturellement renouvelé à l'intérieur de la caverne, par les quelques courants d'air qui y entraient.

"On peut même dormir à même le sol..."

Il prononça lentement cette phrase, et c'est à cet instant que son regard se perdit dans celui d'Eirwen.
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Sam 10 Sep - 20:21

Pendant quelques secondes Eirwen s'était sentie couler dans les yeux de Perturabo. Quelques secondes qui semblèrent figer le bon fonctionnement de ses pensées. Troublée, elle baissa brusquement les yeux. Un long silence s'ensuivit. Elle plia les genoux jusqu'à pouvoir frôler la terre de ses doigts.


« Oui, étonnement douillet.. »

Le refuge semblait coupé des Landes tant l'air y était plus léger. La fécatte était assise dans un coin, les genoux sous le menton, le dos calé contre la paroi rocheuse.

-Tu devrais dormir Pertu, tu dois être fatigué non ? Je ne vais pas tarder non plus, mais si tu t'endormais le premier je serai plus rassurée vois-tu …

Elle avait fermé les yeux et murmurait quelques paroles protectrices, invoquant les éléments un à un. Une douce lumière parcourut rapidement les lieux puis s'évanouit, laissant sur le sol une légère marque circulaire englobant la cavité.



-Et si tu pouvais ne pas profiter de mon sommeil pour t'attirer de nouveaux ennuis..

Rouvrant brièvement les yeux, elle lui adressa un doux sourire presque triste, et d'un murmure, lui souhaita une bonne nuit.
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Dim 11 Sep - 22:00

Le temps sembla se figer, comme si Xelor eut décidé d'arrêter les Célestes Horloges. Alors que mille choses se passaient dans l'esprit du jeune homme, la voix d'Eirwen le ramena à la réalité.



-Tu devrais dormir Pertu, tu dois être fatigué non ? Je ne vais pas tarder non plus, mais si tu t'endormais le premier je serai plus rassurée vois-tu …



Perturabo soupira, et répondit:

"Oui, oui... Pardonnes-moi j'étais... Ailleurs."

Il observa la jeune femme murmurer et observa la douce lumière, dû au dégagement d'énergie, qui enveloppa brièvement la caverne.

Il se posa contre le sol, ferma les yeux.


-Et si tu pouvais ne pas profiter de mon sommeil pour t'attirer de nouveaux ennuis..


Perturabo ouvrit la bouche, comme pour répondre, mais rien ne vint. Les ennuis étaient déjà là. La mort les guettaient, et d'immondes choses complotaient dans l'ombre.

Il ouvrit de nouveau les yeux, et s'appliqua à discerner les contours des parois, dans l'obscurité complète.

Combien de temps encore, les choses seraient-elles calmes ? Nul n'aurait su le dire. Le guerrier écouta la respiration d'Eirwen, qui sonnait comme une douce musique à ses oreilles.
Et si les horreurs démoniaques se décidaient à agir cette nuit ? Jamais ils n'auraient Eirwen, il préférait se donner la mort, plutôt que cela n'advienne.


Ses mains palpèrent machinalement le sol légèrement humide, ce contact doux lui éclaircissait les idées. Un instant, il approcha sa main en direction d'Eirwen. Mais il brisa brusquement son geste. Sa main tomba, pantelante, et une larme silencieuse roula sur sa joue.
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Dim 11 Sep - 23:14

Les bouftous défilaient devant ses yeux, et de un … et de deux .. Lentement, le sommeil s'emparait d'Eirwen.

Sa bouche s'ouvrit légèrement, laissant s'écouler une douce respiration apaisée.


La prairie s'étendait à perte de vue. La jeune fécatte assise au pied d'un If creusait distraitement la terre, faisant de petits rond du bout de son index.
Le ciel était nettoyé de ses nuages, un manteau de feuilles mortes voltigeaient autour d'elle. Un petit rire retentit, elle leva les yeux. Quelques mètres devant elle se trouvait Perturabo. Elle se redressa, le sourire aux lèvres, et voulut se précipiter vers lui afin de se blottir dans ses bras. Ses jambes refusaient d'obéir, elle baissa les yeux et découvrit de larges racines qui maintenaient ses jambes clouées au sol.
Elle tendit la main criant le nom du disciple de Iop, mais celui-ci continuait de la regarder en riant. Sa silhouette anguleuse et rapace se détourna lentement d'elle, et des ailes noires surgirent dans son dos. Des paroles sombres et incompréhensibles s'échappaient de sa bouche tandis qu'il prit son envol, la laissant au pied de son arbre.
Un portail de pierre gravé de créatures aux traits décomposés apparut devant elle. Un rectangle de clarté vaporeuse dessinait son entrée. La lumière qui émanait de cette ouverture brûlait les yeux de la fécatte.
Elle pleurait de douleur, et de chagrin.



Elle ouvrit les yeux, quelques secondes suffirent à lui rappeler où elle se trouvait.



« Ce n'était qu'un rêve ... »




Instinctivement elle tourna la tête vers Perturabo. Il la regardait, une larme perlait sur sa joue. Elle prit sa main et se rapprocha de lui.

-J'ai fait un rêve idiot Pertu … Tu étais si sombre.. Puis j'étais seule..

Elle le regardait dans les yeux.

-Pourquoi pleures-tu … Toi aussi tu as fait un mauvais rêve ?

Elle esquissa un sourire triste et posa ses lèvres sur les siennes, toute frissonnante d'un désir enfoui depuis trop longtemps.
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MessageSujet: Re: Brume Pourpre [Rp Ouvert]   Lun 12 Sep - 0:16

La voix d'Eirwen déchira les rideaux chimériques qui s'étaient emparés son esprit.

-J'ai fait un rêve idiot Pertu … Tu étais si sombre.. Puis j'étais seule


Les présages commençaient... L'horreur étaient là, tapie dans l'ombre, et elle s'amusait de la situation.

Perturabo se redressa afin de la regarder.


-Pourquoi pleures-tu … Toi aussi tu as fait un mauvais rêve ?

Avant même qu'il ne puisse répondre quoi que ce soit, la jeune femme lui offrit un baiser ardent.

La surprise fut totale. Ses yeux s'écarquillèrent, le rouge de ses iris se faisait bien plus prononcé que d'habitude.

Le brasier d'un désir naissant imbiba son regard après quelques instants. Sa main caressa délicatement la chevelure d'Eirwen, ses mèches blondes semblables à des torrents dorés coulaient entre ses doigts.

Il interrompit le baiser quelques secondes, le temps de répondre:


"C'est l'humidité qui me fait pleurer."

Perturabo sourit brièvement, et s'empara à son tour des lèvres de la jeune femme.
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Brume Pourpre [Rp Ouvert]
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